Une fois qu'on a noyé il reste le problème du corps-mort puant à dissoudre. Le résidu peut malgré toutes nos causticités refuser l'engloutissement. Donc si le superficiel c'est toujours son truc on peut tenter l'empaillage du connard flottant afin de garder une trace de son passé nettoyée, tout en lui garantissant à titre posthume une flottaison durable et une haleine à la fraise des bois. Pour la viscère à enlever, là où l'alcool aide à exprimer un mélange d'organe et des idées confondantes, le taxidermiste -du grec transporteur de peau - les extirpe et les sépare, consciencieusement, de la carcasse puante. Les animaux dans la matière n'ont pas précédé les pharaons ce qui témoigne d'un goût plus profond pour l'auto-dérision chez l'homme du Nil : qui n'a pas rêvé de cracher à la gueule d'un grand homme intrinsèquement de paille ? Depuis que les Ménès ont inventé les cultes des morts les plus intelligents de l'humanité, ceux des animaux domestiques et des ichneumons, en se rasant les sourcils si c'est un chat -rituel post IVC- et je ne sais pas pour les crocodiles. Dès lors le crachat post-mortem a pris tellement d'avance qu'on le pratique désormais avant que le destinataire crève. Ceci s'explique à un certain titre car les égyptiens n'étaient pas alcoolophiles ni inconscients, depuis on a fini par prendre l'hybris pour la racine du mot lubricité et Anubis pour une partie anatomique secondaire, tous ces honteux mélanges des genres ont eu pour conséquence l'égarement de l'homme à tête carbonisé pour finalement lui faire perdre pied, alors qu'il était défendu par son corps.
Thursday, November 30, 2006
Voyage au bout de la cuite
Grumeaux
Les otaries et les loutres s'accordent sur un point lorsqu'elles disent « vivons aussi sous l'eau ». Sur celui que ça permet l'effacement des interfaces et en plus on sait mieux où est le fond. Et si jamais je suis en partie d'accord c'est parce que je sais nager donc j'ai la science du fond... j'y pense souvent en présence d'une connasse, je me dis « elle est touchée, elle sait pas nager donc elle privilégie la forme ça lui évite d'infuser» c'est une façon commode de renverser la responsabilité sur l'éducation des mouvements marins. Elle s'exprime pas quotidiennement, elle peut pas s'évaluer toute seule et ça devient donc facile de l'évacuer de la berge des quais de Seine. En revanche c'est moins aisé avec les connards qui savent toujours nager et c'est pas faute d'avoir essayé. Les noyer n'a rien à voir avec la précédente interruption volontaire de chaton -IVC- pratiquable le long des fleuves fréquentés. Ici, il faut leur apprendre, à eux les rois du vide sidéral en milieu cranien, une technique à base de mouvements souples du bassin pour favoriser l'impulsion initiale et pour leur garantir une conduite qui gagnera en assurance un carburateur de Renault Fuego accroché à chaque pied. Là vous avez votre chaton en chaussette, l'IVC fonctionnera.
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